La sauvegarde du caractère campagnard 
de notre paysage : une préoccupation constante…


Le paysage est au cœur des préoccupations de notre association. 


Elaboration du PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) 
de la métropole grenobloise

Réunion publique d’information du 16 juin 2016

A la demande de Madame le Maire, le directeur de projet sur le PLUI pour la métropole, Monsieur Bruno Magnet et une urbaniste, ont présenté aux habitants les différentes phases de l’élaboration du PLU intercommunal : 
un même document pour 49 communes et 450 000 habitants.

Fin 2018 l’élaboration de ce PLUI sera terminée et sera suivie d’une enquête publique qui sera réalisée à l’échelle des 450 000 habitants de la METRO…
Le PLUl sera définitivement approuvé mi-2019. 

Réunion publique d’information du 24 novembre 2016 

La municipalité a organisé une réunion pour présenter le PLUI de la METRO auquel nos élus ont participé.

Une quinzaine de Venonais présents a pu poser des questions.

VPP est intervenu plusieurs fois au cours de cette soirée :

- sur le thème de la forêt (problème des propriétaires privés qui n’ont pas les moyens d’entretenir leurs bois), 

- de l’agriculture (durée de protection des zones agricoles : 15, 20 ans),

- de l’aménagement de la combe d’Uriage (transport par câble ? piste cyclable ou voie dédiée au bus ?),

- intégration de Venon à la trame bleue et verte de la METRO.

Nous avons rappelé à Madame le Maire que, lors de l’adhésion à la METRO, l’équipe municipale qu’elle dirigeait, s’était engagée à sauvegarder l’identité «balcon de Belledonne» de Venon.
Or, le PLUI comporte des textes très contradictoires : d’un côté il est dit que chaque territoire va garder ses spécificités, qu’on ne construira pas à Venon comme à Grenoble, de l’autre qu’il ne va plus y avoir aucune surface minimum, ni de COS, ni de charte architecturale contraignante.

Des Conseillers ont reconnu que la marge de manœuvre de la municipalité sera très faible. Elle devrait se limiter au choix des zones constructives… et encore puisqu’il ne sera plus possible de construire en dehors des hameaux existants. Et il n’y a aucune volonté d’imposer des spécificités en matière d’architecture…

Force est de constater que nos prévisions quant aux conséquences de l’adhésion de Venon à la METRO se confirment : Venon perd une grande partie de son autonomie.
Rappelons qu’à l’époque notre association avait demandé un référendum sur l’adhésion de Venon à la METRO et que Madame Gerbier avait refusé. 

Printemps 2017 : Inventaire du patrimoine des communes dans la cadre du PLUI de la Métro 

Dans le cadre de l’élaboration de son Plan Local de l’Urbanisme, la Métropole a initié un inventaire du patrimoine bâti, végétal et paysager remarquable qui témoigne de la diversité de son territoire et en fait sa richesse.

Cet inventaire a comme objectif : 
- de faire ressortir les éléments bâtis, végétaux et paysagers, vecteurs d’identité locale, 
- et de mettre en place des règles précises et adaptées pour leur préservation.

Notre association a participé à cet inventaire pour Venon. Une petite commission a rassemblé 2 conseillers municipaux et notre présidente.

Un fichier d’inventaire a été remis à Madame le Maire… qui l’a modifié sans concertation avec les membres de la commission avant de le transmettre à la Métro.

Modification d’importance :  le bâtiment accolé à l’église qui a été le premier presbytère de Venon… a disparu de l’inventaire ! Peut-être parce que le conseil municipal a voté sa démolition en 2015 dans le cadre du projet d’aménagement de la place ?

De même, des modifications en terme de classement de zones ont été apportées qui préfigurent des modifications de zones constructives prises sans concertation.

Comment peut-on être cohérent dans un souci de préservation du patrimoine, quand on refuse de classer un bâtiment du 17ème siècle, reporté sur le cadastre napoléonien et chargé d’histoire ? Quand on élabore un plan local d’urbanisme sans tenir compte de l’avis de l’association patrimoniale et de la population ?
Nous sommes désemparés devant cette attitude…


2017 - 2018 - Les participations citoyennes à CARTICIPE  sur la commune de Venon pour l’élaboration du PLUI de Grenoble-Alpes Métropole

Le 6 novembre 2015, la Métropole a lancé l’élaboration de son Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) et a fait le choix de mettre en place une démarche de concertation.


Entre avril et juillet 2016, habitants et acteurs du territoire ont été conviés au travers d’ateliers de concertation et de l’outil Carticipe à débattre et échanger sur les grandes orientations pour l’aménagement et le développement du territoire de notre métropole.

En 2017 la concertation du PLUI et Carticipe ont redémarré pour une nouvelle phase visant à alimenter la traduction de ces orientations politiques, en règles d’urbanisme.

L’ensemble des contributions permettra de formaliser à partir de fin décembre un nouvel avis citoyens transmis à la Métropole.


Chaque citoyen pouvait donner sa contribution, d’autres pouvaient réagir en votant POUR ou CONTRE l’idée développée ou en laissant des commentaires.

Paysage___Carticipe.html

Voir le report des contributions CARTICIPE pour le secteur de Venon (état au 11 avril 2018)



Réunion publique de présentation du PLUI
du 30 novembre 2018


Lors de la réunion publique organisée par la municipalité, une information a été faite à l’échelle des 49 communes de la Metro et un plan de zonage de la commune a été présenté dans sa globalité mais à une échelle si petite qu’aucun participant n’a été en mesure de le lire. Le détail du zonage communal n’a pas été abordé.

Pour savoir ce qui a été prévu sur leur terrain, leur hameau et sur leur commune dans le détail, les habitants ont été invités à consulter le site de la Metro sur internet.

Les documents mis à disposition sur internet sont d’un accès long et complexe et nécessitent des temps de téléchargement interminables. Les fichiers recouvrent l’ensemble de la Metro et représentent des centaines de Mo à la limite des possibilités de téléchargement.

Paysage___PLUI_zonage.html

Voir la carte du zonage de la commune



Patrimoine bâti

La commune et la Métro ont décidé de protéger le patrimoine venonais, hameaux, vieilles maisons et granges …en ayant pris soin auparavant de retirer de l’inventaire du patrimoine venonais à préserver, le premier presbytère du 17ème siècle accolé à l’église que la municipalité a décidé de démolir.

La démarche municipale et métropolitaine en est discriditée.


Protection du paysage

Les zones naturelles et agricoles sont heureusement protégées, ce qui était une demande de notre association et nous nous en félicitons.


Par contre, les zones constructibles UD2M sont en densification maximum.

Les zones constructibles de Venon sont en effet de 2 types : des zones UA3 (hameaux anciens) et UD2 (zones pavillonnaires en densification).

A savoir qu’il existe sur l’ensemble de la Métro plusieurs types de zones constructibles pavillonnaires, le type UD2 choisi pour Venon est un «pavillonaire en densification», par rapport aux pavillonnaires «en évolution modérée» ou en «développement limité».


Nous ne pouvons donner de détails sur les surfaces, les hauteurs de construction, les pentes de toits tant les règles sont compliquées et surtout grévées de règles « alternatives », c’est-à-dire d’exceptions.

Pour exemple, se reporter page 11 du document « Règlement zone UD2 Secteurs pavillonnaires en densification »


Mètres carrés constructibles : Le PLUI remplace l’ancien Coefficient d’Occupation des Sols par un pourcentage calculé en fonction de la surface de pleine terre (en sachant qu’un toit végétalisé peut être assimilé à de la pleine terre)

- Pour les hameaux (UA3) : 40 % de la surface de terre avec un minimum de 25%

- Pour les autres zones constructibles (UD2M) : 50 % de la surface de terre avec un minimum de 35 %

En d’autres termes, cela correspond à une augmention très importante du coefficient d’occupation des sols.

Pourquoi avoir choisi pour le village de Venon l’option de densification maximum comme dans l’agglomération ?

En outre, le fait de comptabiliser les toits végétalisés avec la surface du terrain dans le calcul des coefficients revient à inciter les constructeurs qui veulent de grandes maisons à faire des toîts plats.


La couleur des enduits, des ouvertures, menuiseries et occultations, des toitures doit correspondre au “nuancier communal lorsqu’il existe”. Une charte des couleurs sera-t-elle instaurée à Venon ?


La démarche de notre municipalité

Pour l’élaboration de ce PLUI, des réunions se sont tenues à l’échelle de la Métro mais aucune réunion préalable n’a été organisée avec les propriétaires et riverains de terrains concernés par les modifications de qualification de leur terrain privé (OAP du Perroud, terrains “réservés” ou en “servitude de localisation”) ni avec l’ensemble des Venonais pour connaître leur opinion sur le degré de densification qu’ils auraient désiré pour les hameaux de leur commune.


Il est bien loin le temps de notre ancien POS qui répondait aux désirs d’une majorité de la population à laquelle un questionnaire personnalisé de 20 pages avait été remis et qui avait été adopté après un référendum communal.

Autre temps, autre démarche…


Aujourd’hui, la seule possibilité donnée aux Venonais impactés par les décisions prises par la municipalité et la Metro est d’essayer de se renseigner sur internet et, si besoin, d’aller contester les décisions déjà prises auprès du commissaire-enquêteur.






Urbanisme et paysage à Venon 

Contrairement à ce que dit Madame le Maire, ce qui se construit à Venon actuellement ne l’a pas été selon les règles du POS d’origine mais selon les règles de la modification du POS de 2009 que l’équipe municipale a voulue et faite : entre autres, la modification du COS, le passage de la surface constructible minima de 2000 à 1800 m2 mais surtout 
la possibilité pour le propriétaire ou le promoteur de fractionner chaque parcelle de 1800 m2 et d’en faire des lots très petits. Ainsi a pu voir le jour le lotissement de la Frénaie où presque tous les 9 lots ont été subdivisés.

Nous nous étions à l’époque élevés contre cette modification et nous avions alerté sur ses conséquences en matière de paysage. Nous les voyons aujourd’hui.

Toujours pour le lotissement de la Frénaie, nous avons été stupéfaits des autorisations qui ont été données pour construire des maisons sans respect des prescriptions de l’étude paysagère et le POS en vigueur (art. INA 2 - Point 5) qui ne permettait la construction qu’après la rupture de pente du terrain de façon à laisser la vue dégagée sur la vallée depuis la route (zone non aedificandi)




L’architecture à Venon : des maisons à toit plat…

Dans le POS, des règles architecturales (notamment pour les toitures ) sont prescrites.
Nous déplorons que la municipalité n’engage pas les futurs constructeurs à les respecter, pire les incite à faire des toits plats… 
La construction de maisons à toits plats est en contradiction avec l’esprit du POS et contraire aux préconisations architecturales du Balcon de Belledonne. 

Pour se justifier la municipalité a publié, dans son bulletin d’information, la première partie de l’article L111-6-2 du code de l’urbanisme. Mais se garde bien d’en publier l’intégralité. La lecture du dernier paragraphe du même article montre bien que l’intégration architecturale est primordiale.

Quel est-il ? Voici l’intégralité de l’article en question :

«Nonobstant toute disposition d’urbanisme contraire, le permis de construire ou d’aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable ne peut s’opposer à l’utilisation de matériaux renouvelables ou de matériaux ou procédés de construction permettant d’éviter l’émission de gaz à effet de serre, à l’installation de dispositifs favorisant la retenue des eaux pluviales ou la production d’énergie renouvelable correspondant aux besoins de la consommation domestique des occupants de l’immeuble ou de la partie d’immeuble concernés. La liste des dispositifs, procédés de construction et matériaux concernés est fixée par voie réglementaire. 

Le présent alinéa ne fait pas obstacle à ce que le permis de construire ou d’aménager ou la décision prise sur une déclaration préalable comporte des prescriptions destinées à assurer la bonne intégration architecturale du projet dans le bâti existant et dans le milieu environnant.»


Ainsi la loi donnait-t-elle, jusqu’à l’adoption prochaine du PLUI qui les autorisera peut-être, des moyens aux municipalités pour demander l’intégration des constructions dans l’environnement. 

De plus, la construction de maisons à toits plats n’est pas La solution aux nouvelles lois du Grenelle de l’environnement : les nouvelles orientations ne sont pas pas incompatibles avec le respect du POS de Venon et des préconisations architecturales du Balcon de Belledonne qui imposent des toits à deux pans. 

En effet, les toitures à deux pans n’interdisent aucunement tous les nouveaux matériaux respectueux de l’environnement et tous les procédés de construction permettant la production d’énergie renouvelable ou évitant l’émission de gaz à effet de serre. 



























Ci-dessus, le schéma de principe d’une construction bioclimatique proposé par l’Espace Belledonne en partenariat avec le CAUE («Habiter en Belledonne, construire en montagne»).












Le choix de l’accès le plus simple et le plus court par rapport à la voirie existante est souvent le meilleurs : 

par le haut lorsque celle-ci est à l’amont et vice versa.

(«Habiter en Belledonne, construire en montagne»)






















Venon, Paysage et Patrimoine souhaite : 

- Que des réunions participatives soient organisées avec les habitants de Venon en amont des décisions pour qu’ils expriment leur vision de l’avenir pour leur commune.

- Nous souhaitons que les projets de nouvelles construcions soient inscrits dans l'optique de préservation du paysage rural de Venon : l'ensemble de nos adhérents se prononce contre la création de lotissements découpant les espaces à construire en petites parcelles qui donnent à Venon un paysage de banlieue péri-urbaine.
- Que pour l’instant les recommandations paysagères de Madame Rachel Antoine et que le POS en vigueur soient respectés. Ils ne l’ont pas été pour le lotissement de la Frénaie où une zone «non aedificandi» est occupée par deux maisons et un transformateur 
(art. INA 2 - Point 5 du POS).
- Qu’en matière d’architecture, les préconisations du POS actuel et les préconisations du CAUE sur l’urbanisme du Balcon de Belledonne soient suivies afin de veiller à l’intégration architecturale des projets dans notre environnement rural. Il ne l’est pas pour certaines maisons récentes ou en construction.

- Que toutes les études et expertises réalisées sur les pelouses et coteaux secs de Venon ainsi que de leurs préconisations soient prises en compte.

- Que l’évolution de la population soit maitrisée, en cohérence avec nos infrastructures, en particulier routières,

  1. -Que la rubrique «Travaux et Urbanisme» disparue du bulletin municipal soit réintégrée. Cette rubrique régulière relatant autorisations de travaux et permis de construire faisait partie de l’information municipale depuis la création du bulletin.




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Pour information :

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