Projet d’aménagement de la place du village
et de démolition de l’ancien presbytère :


Pourquoi démolir ce bâtiment communal qui, avec l’église et la mairie représente le cœur du village et est le témoin du passé de Venon ?


Ce bâtiment qui fut le 1er presbytère, a été construit il y a plus de 3 siècles. Il soutient le chœur fissuré de l’église dans lequel ont été découvertes et restaurées des peintures médiévales. Son toit et sa structure sont en bon état.

Il n’a pas en lui-même une valeur architecturale exceptionnelle, les transformations subies au fil du temps n’ont pas été très heureuses sur l’arrière cour, c’est le moins que l’on puisse dire, mais son histoire explique la configuration originale de la place et il forme avec l’église et la mairie actuelle (qui fut le second presbytère), une entité cohérente.

Une réhabilitation préserverait côté place son caractère et pourrait sur l’arrière se combiner à une architecture contemporaine. Elle permettrait d’allier respect du passé et modernité…


Devant l’absence de réponse à ses multiples tentatives de dialogue, l’association a décidé d’envoyer en janvier 2018 une lettre-ouverte de questionnements à la municipalité.
Lettre ouverte.pdf

En réponse, la municipalité a organisé une campagne de désinformation - Venon Flash-info, Dauphiné Libéré, Grenoble Alpes Métro - qui vise à nier l’existence d’opinions défavorables à ce projet sur la commune et à discréditer l’association Venon, paysage et patrimoine.

Devant l’indignation et l’ampleur du soutien des Venonais qui se sont manifestés, vous trouverez ci-après nos réponses argumentées point par point.



“Un projet conforme aux souhaits des habitants” ?

(Françoise Gerbier - supplément Grenoble Alpes Métro - février 2018)

Non, les avis de la consultation de 2013 n’ont pas été pris en compte.

Il y a eu, en effet, possibilité en 2013 pour les Venonais de donner leur avis sur 3 avant-projets :

- En faveur de la réhabilitation de l’ancien bâtiment :

L’association Venon Paysage Patrimoine + 11 personnes + 70 personnes dans une pétition annexée au cahier de consultation, soit 81 personnes  + l’association.

La pétition a été jugée irrecevable : comment se dire à l’écoute des Venonais et juger irrecevable, une pétition de 70 personnes sous prétexte d’une prétendue “méthode scientifique” qui dénie le droit à une pétition d’être “collective” (ce qui est sa définition même) et bafoue des droits reconnus dans toutes les démocraties.

Quant aux voix de l’association Venon, paysage et patrimoine, la municipalité n’en a retenu qu’une. Sans doute celle de sa Présidente…

- En faveur des 2 autres options :

34 personnes en faveur de l’option 2 et 8 personnes en faveur de l’option 3,
soit 42 Venonais pour le projet de démolition (pour 754 habitants)


Le projet 2018

Le projet actuel est totalement différent de ce qui a été proposé en 2012, l’implantation du bâtiment est différente : la démolition devait « permettre d’ouvrir la place qui serait alors reliée au monument aux morts ». En 2018, le nouveau projet ferme la place.

Ainsi, le projet 2108 n’est pas conforme aux souhaits d’une majorité de Venonais ni aux souhaits des 42 personnes (754 habitants à Venon) qui en 2013 ont choisi l’option démolition-reconstruction dans une configuration toute différente.



“Un projet concerté et débattu”…

(Françoise Gerbier Venon Flash info N°38 de février 2018)

Quelle concertation depuis 2012 dans l’élaboration du projet avec les Venonais ?

Depuis 5 ans, ni les Venonais, ni les associations, n’ont été appelés à débattre et à donner leur avis sur le nouveau projet avant qu’il ne soit entériné.

La seule réunion qui aurait pu être de concertation est celle du 16 décembre 2015, avec les représentants des associations qui ont été sollicités pour exprimer leurs besoins. Mais cette réunion s’est révélée de pure forme : aucun compte rendu, aucune prise en compte des besoins exprimés.


Quelle concertation depuis 2012 avec la Commission d’Art Sacré ?

Aucune. La Commission d’Art Sacré a pour rôle de veiller à l’aménagement des lieux de culte, en application des normes liturgiques, ainsi qu’à la conservation du patrimoine artistique contenu dans les édifices cultuels. Elle est présidée par l’Evêque.
Elle est venue 2 fois à l’église au printemps 2017, avec le Père de la paroisse, mais à l’initiative de l’asssociation, avec comme sujet de réflexion les autels et le rangement du mobilier.

Cette rencontre a néanmoins débouché sur un courrier de la Commission demandant au Maire, si la sacristie devait être démolie, d’en reconstruire une de dimension suffisante pour les rangements.

Ce courrier n’est pas suivi d’effet pour l’instant.
Rappelons que nous avons alerté la municipalité il y a 5 ans, dès les avant-projets de la nécessité de garder une sacrisite digne de ce nom (à l’époque, Madame Gerbier parlait déjà de la suppression de la “chaufferie”, nom qu’elle donnait à la sacristie).


Quelle concertation depuis 2012 avec le service du patrimoine du Conseil Départemental ?

Il n’a lui non plus pas été associé à l’élaboration du projet.
Le Conseil Départemental qui n’a pas à prendre position sur une décision relevant de la commune, souligne néanmoins tout l’intérêt de la configuration de la place dans son état actuel. L’église étant classée «Patrimoine en Isère», il veille à ce que toutes les mesures soient prises afin que le chœur ne soit pas destabilisé lors des travaux.
Fin mars 2018, il n’avait pas encore eu connaissance du projet de confortement du chœur.

Pour information les 2 réunions qui se sont tenues à l’initiative de la mairie :
- le 9 novembre, avec le Père de la paroisse, le service du patrimoine et l’association VPP (uniquement en rapport avec les risques d’écroulement du chœur induits par la démolition)
- en décembre, avec les représentants des associations et riverains de la place, ont été
des réunions de présentation du projet déjà décidé, non des réunions de concertation.


Fin mars 2018, suite au courrier que nous lui avons envoyé, le Directeur du service du Patrimoine a demandé un rendez-vous à Madame le Maire pour avoir des informations sur le projet.



“Un bâtiment neuf moins cher”

(Françoise Gerbier - Venon Flash info N°38 de février 2018)

Affirmation sans chiffres. Comment la soutenir alors que :

  1. depuis les avant-projets, nous n’avons eu connaissance d’aucun projet alternatif sérieux et chiffré,

  2. les études concernant le nouveau projet ne sont pas chiffrées.

  3. on ne prend pas en compte le coût du confortement du chœur fissuré de l’église.

Il est présenté dans le flash-info un tableau sur des dépenses qui n’ont rien à voir avec le débat puisqu’elles concernent, excepté pour 2017, des travaux sur l’église sans rapport avec le projet. Un comble, les additions du tableau sont fausses…

Cela ne nous empêche pas de reconnaître l’effort budgétaire de la municipalité en faveur
de la restauration des peintures de l’église.

“Le projet de réhabilitation de ce bâtiment a été chiffré lors du pré-projet soumis à consultation.
Le coût était alors quasiment identique à celui des projets alternatifs…”

(Françoise Gerbier - flash-info février 2018)

Pour justifier l’intérêt financier de l’option démolition-reconstruction, le flash-info nous incite à nous reporter aux estimations des avant-projets de 2012 : mais que penser des calculs présentés ?

Si on prend la peine de refaire les calculs présentés dans le bulletin municipal d’alors
(BM n°11 mai 2012 page 54 - extrait du tableau ci-dessus), on se rend compte que les additions sont…fausses ! Plus de 300 000 euros d’écart.

Pour l’alternative conservation et réhabilitation du bâtiment :
au lieu de 404 060 € (calcul municipal), le total est de 737 962 €
Pour l’alternative démolition et reconstruction d’un nouveau bâtiment :
au lieu de 449 885 € (calcul municipal), le total sélève à 858 885 € .

Ces calculs erronés ont servi de base de réflexion pour la consultation publique…


De plus :

• Les projets n’étaient pas comparables, puisqu’au final dans l’hypothèse de la démolition reconstruction la surface reconstruite est près de 2 fois moindre.

• En démolissant le bâtiment actuel, on se prive à l’étage d’un logement pour l’employé communal qui, avec la restructuration de la mairie est prié de chercher un nouveau logement.

On n’avait pas pris en compte à l’époque les risques d’écroulement du chœur de l’église et les travaux de confortement induits par la démolition qui vont être très délicats à réaliser et onéreux. Certes une consolidation des murs du chœur est préconisée quel que soit le projet, mais dans l’option d’une démolition du presbytère les travaux à réaliser sont d’une toute autre échelle.

Entre les erreurs de calcul et ces surcoûts on sera très loin des chiffres avancés



“Le bâtiment a été construit en 1914
afin d’être la mairie”…

(Françoise Gerbier - flash-info février 2018)

Non, pas de démolition, ni reconstruction en 1914 mais un projet de travaux modificatifs sur le bâtiment qui, à la vue des plans fournis par le Maire, n’ont pas été réalisés; on avait hélas, en 1914, d’autres préoccupations…
De sa construction au XVIIème siècle jusqu’à nos jours, les textes d’archives font uniquement état de changements d’affectation, d’agrandissements, de réfection de façades et de toitures (Voir historique du bâtiment).

Il ne s’agit effectivement, ni d’être “romanesque”, ni d’essayer de réécrire l’histoire pour tenter de minimiser l’intérêt historique du bâtiment.


Les Venonais sont en droit de savoir combien le projet d’aménagement de la place va coûter globalement à la collectivité, depuis 2012, avec les honoraires des premiers architectes, l’exposition des premiers projets, les honoraires du CAUE, les frais d’embauche d’une personne pour suivre les travaux, les coûts des expertises, les honoraires du nouveau cabinet d’architectes, les frais de démolition du bâtiment, les frais de confortement du chœur de l’église, la toiture du chœur, les frais de voirie et d’aménagements extérieurs… et enfin le coût du nouveau bâtiment.



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Marqué par une flèche :
le bâtiment qu’il est prévu de démolir

Non seulement notre association est comptabilisée pour seulement 1 personne, mais 70 avis sont passés sous silence…

Le village de Venon avant 1889

Magré les difficultés rencontrées et la campagne de dénigrement dont elle a été victime, l’association a la satisfaction d’avoir joué pleinement
et en toute honnêteté son rôle d’association patrimoniale.

Ses recherches historiques ont permis d’alerter la municipalité et les architectes sur la fragilité et les risques d’effondrement du chœur de l’église en cas de démolition du bâtiment contigu.


Elle est soutenue dans son action par la Fédération des Associations Patrimoiniales de l’Isère (FAPI)

 

Des calculs faux !




















Une surface reconstruite
2 fois plus petite :
en démolissant
le bâtiment actuel,
on perd à l’étage
un logement communal