Il y a 25 ans, Venon, paysage et patrimoine 
a engagé un programme global de restauration

Depuis 1996, les travaux de restauration ont été entrepris à partir de l’étude de restauration globale réalisée par Monsieur Sibillot, architecte, en partenariat avec la municipalité et en accord avec la paroisse et la Commission d’Art Sacré. Tous les travaux ont été réalisés dans le respect du passé et du caractère de l’église. 

Le financement des travaux de restauration de l’église a été assuré par la paroisse, la municipalité, le Conseil Départemental et par l’association Venon, Paysage et Patrimoine. 
Certains travaux ont été réalisés grâce au travail bénévole des membres de l'association. 

Financement des travaux par l'association :

- Deux souscriptions ont été lancées auprès des Venonais (en 1997 et 2001). 
Leur générosité a démontré l'attachement des habitants de la commune pour leur église.
- Des concerts sont organisés dans l’église au profit de sa restauration.
- Vente de cartes postales éditées par l'association 
Des cartes sont toujours disponibles, nous contacter pour vous les procurer ou demander au secrétariat de la Mairie. (cliquer ici pour voir les cartes postales Venon, Paysage et Patrimoine)
- Vente de tee-shirts avec le logo de notre association (stock épuisé).


A partir de 1997, les travaux se sont enchaînés : 

1997 : réfection du clocher

Joints de ciment désolidarisés qui tombaient sur la place, ferrures du coq et du paratonnerre cassées, abat-sons arrachés, corniches et bas des tours de fenêtres de toit rongés par le temps… le bilan était bien triste.
Travail de restauration réalisé par une entreprise spécialisée, planifié et financé par la municipalité.

Assainissement des murs

Reprise des enduits sur le bas des murs de la nef et dans la sacristie endommagés par l'humidité. Financement par la municipalité.

1998 : les fissures de la voûte

Depuis plusieurs années, des fissures préoccupantes étaient apparues sur les voûtes. 

Création d’une trappe d’accès au dessus de la toiture de la nef.
Installation d’une porte d’accès et réalisation d’une passerelle en métal suspendue à la charpente de l’église.

Cet ouvrage, réalisé bénévolement par un Venonais, permet de circuler librement et en sécurité au dessus de la voûte depuis le mur arrière, à l’Est, jusqu’au clocher. 
Il a été très utile lors des travaux de colmatage des fissures effectués plus tard.

Tribune

Traitement des solives supportant le plancher de la tribune contre les insectes xylophages.
Financement par l’association.

1998 : les bancs

Vous souvenez-vous du temps où les chaises plastiques se mêlaient 
aux prie-Dieu et aux bancs métalliques récupérés ici ou là ?
L’ensemble était aussi inesthétique qu’inconfortable…

Etude et design de bancs réalisé bénévolement par un Venonais, fabrication par un artisan ébéniste. Les prie-Dieu restants ont été installés sur la tribune.
Financement par l’association.

2000 : l'horloge

Baptisée Eudoxie, Brigitte, Jeanne en septembre 1934 par Monseigneur Caillat, Evêque de Grenoble. Son parrain était François Piaget et sa marraine Eudoxie Roche.
Son magnifique mouvement d’horlogerie encore visible dans le clocher était actionné par deux poids très lourds, autrefois remontés à la force des bras par une corde. C’était l’époque des sonneurs de cloches. Le remontage et la sonnerie de ce système mécanique ont été automatisés il y a plus de 20 ans par un habitant du village. 
A l’occasion du millénaire, un autre habitant de la commune a offert, dans le cadre des actions entreprises par l’association Venon Paysage et Patrimoine, le remplacement de l’horloge et la synchronisation des sonneries de la cloche.

2000 : électricité et éclairage

Electricité : l’opération «mise aux normes» de l’électricité a été réalisée par une entreprise d’électricité et financée par la municipalité.

Eclairage : l’association s’est chargée de l’éclairage. Démontage des néons. Une étude a été réalisée avec l’aide d’un professionnel et l’installation d’un ensemble de spots dans l’entrée, la nef et le chœur a transformé l’église. 
Installation d’un projecteur pour l’éclairage extérieur en nocturne.
Financement par l’association.

2001 : le chauffage

Le remplacement du vieux poêle et des appareils au gaz aussi inefficaces qu’inesthétiques était impératif. Ce fut chose faite en 2001.

Malgré son coût très important, un système de dalle chauffante avec chaudière au gaz a été choisi pour son efficacité, sa discrétion et son faible coût de fonctionnement.

Financement par l’association.

2004 : obturation des fissures de la voûte de la nef 

Les témoins posés quelques années auparavant n’avaient pas bougé, la situation était donc stabilisée, nous avons enfin entrepris l’obturation des fissures de la voûte: il a fallu travailler d’abord dans les combles, en aérien, sans prendre appui sur la voûte qui est très fragile, puis, à l’intérieur de l’église, au sommet d’un grand échafaudage. 
Travail impressionnant et dangereux effectué bénévolement par un Venonais

Après l’obturation, des membres de V.P.P. ont effectué les raccords de peinture et aujourd’hui on devine difficilement où étaient les fissures !

2004-2005 : restauration de la croix de procession 
et des chandeliers

Croix glorieuse de procession utilisée jadis pour les processions, époque présumée XVIIIème siècle. Sa restauration nous a valu un prix de l'association "Les Amis du Grésivaudan".

Quatre chandeliers en bois doré, époque présumée XVIIIème siècle
Consolidation, traitement insecticide et injection de résine sur les zones fragiles, reconstitution de pieds-boule et d’une base tripode à l’identique, nettoyage de la dorure, pose de feuille d’or et patine.

Travaux réalisés par un atelier de restauration et financés par l’association.

En 2008, redécouverte du "trésor" de l’église et de ses anciens vêtements liturgiques qui témoignent de l’importance de la pratique religieuse à Venon dans le passé. Les archives avaient mis ce "trésor" à l’abri des dégradations tant la sacristie était insalubre. Les lieux ayant été restaurés, il retrouve son cadre d’origine. 

En 2009, réalisation d’une étude stratigraphique des couches picturales du chœur par Madame Catherine Laye, restauratrice. 

Cette étude a révélé :

1/ La présence d’un décor antérieur à celui du XXème siècle.
Son époque reste à déterminer. La première hypothèse cependant est de penser que nous sommes devant un décor fin XVIIIème ou tout début XIXème siècle.

2/ Ce décor est présent à 90% dans le chœur, très bien conservé dans les voûtains, de manière un peu plus lacunaire sur les parois latérales mais suffisamment présent pour envisager une restauration.

3/ La technique qui a été utilisée pour réaliser ce décor en accentue l’intérêt : en voûte le décor est "à fresque"ou "mezzo fresco", celui-ci présente donc une stabilité très favorable à son dégagement. Sur les parois latérales par contre la technique employée est plus fragile.

4/ Cette étude a également révélé la présence d’un décor encore plus ancien, très certainement proche de l’époque de la construction du chœur (ceci restera à confirmer durant la restauration) mais, selon Madame Laye, il est à l’état lacunaire. Il n’a pas donc pas été décidé de le rechercher en d’autres endroits sous la couche XVIIIème.

Suite à cette étude et à ses conclusions très intéressantes, la Conservation du patrimoine du Conseil Général nous a incités à entreprendre la restauration du chœur en deux temps : 
- effectuer un dégagement complet de la deuxième couche. 
- puis entreprendre la restauration.

Financement de cette phase par la municipalité.

En 20I0, installation d'un meuble de rangement pour les objets liturgiques et création d’un chasublier en utilisant les vieilles portes en noyer d’un meuble de l’église aujourd’hui disparu, un véritable meuble de sacristie à larges et profonds tiroirs pour ranger les chasubles anciennes. Travail effectué bénévolement par un Venonais.

En 2011, dégagement des peintures du chœur par Madame Catherine Laye, restauratrice. 

Dégagement des badigeons superficiels de la voûte et des parois latérales pour mise à jour du décor XVIIIème ou tout début XIXème et consolidation du support.

Financement par la municipalité.

En 2013, travaux de sécurisation du clocher, installation d'un paratonnerre en conformité avec  les normes, et inspection du dessus de la voûte du chœur.

Financement par la municipalité.

Fouilles archéologiques par l’Institut National de Recherche Archéologique Préventive sous la direction d’Annick Clavier (Service Patrimoine du Conseil Général) et Stéphane Bleu. À la recherche d’éventuelles traces de l’ancienne résidence de l’Évêque de Grenoble qui se trouvait, selon les textes anciens, contiguë à l’église.

Financement par la municipalité.

Ces fouilles n’ont révélé aucun vestige de l’ancienne résidence de l’évêque. Les espoirs étaient minces de retrouver quelques traces car cet édifice était déjà à l'état de ruines en 1672 et le site semble avoir été déblayé de tout vestige avant les nombreux travaux de construction qui se sont succédés au fil du temps. Peut-être aussi parce qu’au niveau du bâtiment actuel et de l’ancienne cour d’école se trouvait, comme indiqué dans les textes, la cour du château de l’Evêque. 
Des vestiges de murs pourraient exister plus loin en direction de la colline, sous la route ou les propriétés privées avoisinantes. Le pan de mur en brique sur un bâtiment voisin de la place est peut-être le dernier témoin visible de cette construction. 

Des informations précieuses sont données dans le rapport quant aux datations des différents murs du bâtiment contigu à l’église et de l’église et des suggestions ont été faites en cas de travaux futurs.
Les fouilles ont par ailleurs permis de retrouver des pièces de monnaie anciennes de l’époque Louis XVI et même Louis XIV et des céramiques engobées pouvant remonter à la fin du XVIIe ou au tout début du XVIIIe siècle.

Malgré des résultats plutôt décevants pour les vestiges de l’ancienne résidence de l’Evêque de Grenoble, cette opération a représenté la première opportunité de sonder cette place, résultante d’une histoire ancienne riche.

2014, 2015 et 2016 : trois chantiers de restauration des peintures du chœur.

Le détail des chantiers : cliquer ici

Les peintures restaurées : cliquer ici


2018 : autels et inventaire des objets du culte

Réalisation de l’inventaire des objets du culte avec la représentante de la paroisse et Madame Dupisson du service du Patrimoine du Conseil Départemental. Nous avons inventorié les objets, en avons fourni les photos.
Beaucoup d’énergie a été déployée par l’association pour la restauration du maître-autel et des 2 autels latéraux entreposés à l’étage de la sacristie : après avoir organisé plusieurs réunions auxquelles nous avons convié tous les partenaires (mairie, commission d’Art sacré, curé, service du patrimoine), l’association a fait venir un ébéniste pour réaliser des devis de restauration.

Il avait été établi que l’urgence était de s’occuper du maitre-autel car le service du patrimoine voulait à l’occasion de ce travail, faire extraire la pierre que se trouve en dessous de l’autel dont on ignore encore la nature exacte.

Mais, une fois les devis reçus, la mairie a donné la priorité aux 2 autels latéraux car elle désirait vider au plus vite la sacristie en vue de sa démolition. Alors que l’association était à l’origine de la démarche de restauration, elle ne lui a pas donné connaissance des devis ni n’a souhaité la consulter sur la suite de ce dossier.
Exclue de fait du projet par volonté municipale, l’association n’a donc pas participé pas au coût de la restauration.


1er semestre 2019 : Confortement du chœur de l’église, démolition du bâtiment contigu et de la sacristie


Confortement du chœur de l’église

Il s’est fait conformément à la deuxième expertise demandée par l’architecte du petrimoine associée au cabinet d’architectes en charge du projet de Venon, la première expertise du cabinet Bestréma ne lui convenant pas. Alors que nous avions eu connaissance des conclusions de la première expertise, les conclusions de la deuxième ne nous ont pas été transmises.

Nous avons suivi les travaux et constaté l’injection de chaux entre les pierres des murs, la construction de contreforts et le percement des murs du chœur pour y enfoncer des tiges de titane pour leur solidarisation avec les contreforts.
Malheureusement, ces percements se sont faits avec une perceuse à eau et c’est à cette occasion que nous avons constaté des ruissellements d’eau sur les peintures intérieures.


Démolition du bâtiment contigu.

Elle s’est faite à la suite, un géomètre ayant installé un sytème perfectionné qui enregistre les mouvements des murs.


Démolition de la sacristie

Nous ne savons pas si la nouvelle construction qui va être construite en remplacement pourra porter le nom de «sacristie» puisqu’elle fera 2,68 m2 avec une ouverture de secours en face de la porte d'accès au chœur de l'église... ce qui restreint encore la place utilisable.

Pourtant les membres de la Commission d’Art Sacré avait demandé à Madame le Maire que la nouvelle sacristie soit d’une surface suffisante pour pouvoir ranger tous les objets et mobiliers du culte… 


Par ailleurs, nous avons constaté que la chaudière, en bon état de fonctionnement, qui assurait le chauffage de l’église a été démontée suite à la démolition de l’ancienne sacristie…  

Nous avons appris au Conseil Municipal du 11 juillet qu’il avait été décidé de relier le système de chauffage par le sol de l’église à celui de la nouvelle salle.

Les travaux de construction de la nouvelle salle ne seront pas terminés en 2020 et l’église n’aura donc toujours pas de chauffage pour cette deuxième saison hivernale après le début des travaux.


Construction d’une nouvelle sacristie

Alors que l’ancienne sacristie faisait 8,40 m2, la municipalité a construit une nouvelle sacristie de 2,68 m2, avec une ouverture de secours en face de la porte d’accès au chœur de l’église… ce qui restreint encore la place utilisable. Placards et étagères seront installés pour ranger un maximum d’objets du culte.


2020 : Autels latéraux

Les deux autels latéraux donnés à restaurer par la municipalité de Madame Grebier, avec la participation de paroissiens, ont retrouvé leur emplacement d’origine, dans la nef, de part et d’autre du chœur. Reste à réaliser leur estrade et à consolider leur équilibre afin de pouvoir y installer de nouveau les statues de la Vierge et de saint Joseph.

De nouveaux devis doivent être établis pour la restauration du maitre-autel.

- Peintures :

Un devis de restauration des peintures endommagées par la fixation des contreforts avec une perceuse à eau a été fourni à la municipalité par l’atelier qui s’est occupé de la restauration. Ces travaux ne pourront se faire que lorsqu’il n’y aura plus dl’humidité dans les murs.


2021 : Plusieurs projets sont à l’étude en partenariat avec la municipaité, la paroisse, le service du patrimoine et notre association :

  1. -sécurisation électronique du chœur,

  2. -aménagement de la sacristie,

  3. -création d’une estade pour les autels latéraux,

  4. -création d’un vitrail,

- restauration du maître-autel,

  1. -restauration de la statue de la Vierge à l’Enfant.



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Sondages archéologiques
dans la cour arrière du bâtiment et dans le mur contigu au chœur de l’église.